Pagne du 8 mars : la CONAC démantèle un réseau illicite
La CONAC arrête deux spéculateurs à Yaoundé vendant le pagne du 8 mars à prix d'or. Saisie de stocks et appel à la dénonciation de Dieudonné Massi Gams.
Yaoundé, le 25 février 2026 – À l'approche de la Journée internationale des droits de la femme, la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC) passe à l'offensive. Lors d’un point de presse tenu ce jour dans la capitale, le président de l’institution, Dieudonné Massi Gams, a annoncé le démantèlement d’un réseau de spéculation sauvage sur le prix du pagne officiel du 8 mars.
Flagrant délit et saisies au centre-ville
L’opération « coup de poing », menée conjointement avec la police judiciaire et le ministère du Commerce, a porté ses fruits en plein cœur de Yaoundé. Deux individus ont été interpellés alors qu'ils proposaient le précieux tissu à des prix oscillant entre 15 000 et 20 000 FCFA, au mépris total du prix homologué par l’État, fixé à 10 000 FCFA.
En plus des arrestations, 59 unités de pagne ont été saisies. Ces dernières ne resteront pas dans les tiroirs de l’administration : elles seront revendues au prix officiel, et les recettes seront directement reversées au Trésor public.
Pénurie artificielle : la stratégie des spéculateurs
Les investigations de la CONAC révèlent un mécanisme de fraude bien huilé. Certains revendeurs auraient organisé une pénurie artificielle en s'approvisionnant massivement auprès de structures commerciales locales pour ensuite alimenter un marché noir lucratif. Si une entreprise citée dans l'enquête a nié toute complicité, la CONAC reste ferme : la traque des intermédiaires véreux continue.
« La dénonciation reste un puissant levier dans la lutte contre la corruption », a martelé Dieudonné Massi Gams, tout en garantissant l'anonymat et la protection des lanceurs d'alerte.

Une traque nationale contre la corruption
Cette opération n'est que le début d'une campagne plus vaste. La CONAC a d'ores et déjà annoncé que des investigations similaires sont en cours dans d'autres villes du pays. Cette action s’inscrit dans la volonté gouvernementale de moraliser la vie économique et de protéger le pouvoir d'achat des citoyens contre les réseaux de prédation.
Alors que le pays brille à l'international par son talent — à l'instar des jeunes champions du PachiPanda Challenge à Johannesburg — les autorités rappellent que l'intégrité intérieure est le socle indispensable à la prospérité nationale. Les populations sont invitées à signaler tout abus via les numéros verts mis à leur disposition.


Sandrine Mballa





