Cameroun : le projet pétrolier CSTAR s'accélère à Dubaï
Réunis à Dubaï, les administrateurs de CSTAR ont validé l'avancée de la raffinerie de Kribi, fort d'un récent financement bancaire de 120 milliards FCFA.
Le projet de complexe pétrolier CSTAR franchit une nouvelle étape décisive. Le 13 mai 2026, la ville de Dubaï a accueilli les sessions des Conseils d’administration de CSTAR Petroleum, CSTAR Refinery et CSTAR Tank Farm. Ces assises stratégiques ont réuni la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), Tradex et le consortium Ariana Energy, dans le but d’évaluer l’état d’avancement des futures infrastructures de Mboro, à Kribi.
Un montage financier robuste
Ce sommet institutionnel s'inscrit dans une dynamique financière particulièrement favorable. Quelques jours seulement avant cette rencontre, une convention de financement de 120 milliards de FCFA a été entérinée entre la SNH et BGFIBank Cameroun. Cette enveloppe, qui matérialise la quote-part de la SNH dans la construction de la raffinerie développée avec Ariana Energy, témoigne de la confiance du secteur bancaire.

Présent lors des travaux, Abakal Mahamat, Administrateur-Directeur Général de BGFIBank Cameroun, a réitéré l'engagement des grandes banques locales, structurées autour de son groupe, pour soutenir ce projet industriel majeur. Cet appui financier doit permettre d'atteindre un objectif clair : hisser la capacité de production de la raffinerie à 30 000 barils par jour d'ici 2028.
Souveraineté et transformation structurelle
Au-delà des aspects purement financiers et de la revue des avancées techniques (tant sur les chantiers locaux que sur les sites de fabrication à l'étranger), c'est l'enjeu de l'indépendance énergétique qui a dominé les débats.

Nathalie Moudiki, présidente du Conseil d’administration de CSTAR, a rappelé l'importance de ce futur complexe industriel pour l'économie nationale. Saluant l'implication personnelle de l'Administrateur-Directeur Général de la SNH, elle a positionné CSTAR comme un levier fondamental de la transformation structurelle du secteur pétrolier camerounais.
« Ce projet n’est plus seulement le nôtre. Il est désormais celui de tous ceux qui croient en l’Afrique ; de tous ceux qui ont une idée du potentiel énergétique du Cameroun », a-t-elle déclaré en clôture des travaux, rappelant la vision de gestion durable des ressources impulsée par les plus hautes autorités de l'État.
Un catalyseur pour la sous-région
Les administrateurs ont quitté Dubaï sur un constat de progression rassurant. Le cap fixé est maintenu, porté par un consensus croissant au sein de l'écosystème financier et énergétique. Les analystes pétroliers et les institutions financières régionales s'accordent désormais à qualifier le projet CSTAR de véritable catalyseur industriel, non seulement pour le Cameroun, mais pour l'ensemble de la zone CEMAC. Les prochaines étapes se joueront désormais sur le terrain, à Kribi, pour concrétiser cette ambition de souveraineté.



Sandrine Mballa 






