DIPLOMATIE - COUP DE THÉÂTRE : LE CAMEROUN SUSPENDU DE L’UNION AFRICAINE !

DIPLOMATIE - COUP DE THÉÂTRE : LE CAMEROUN SUSPENDU DE L’UNION AFRICAINE !

C’est une situation aussi préoccupante que symbolique : le Cameroun vient d’être suspendu de l’Union africaine (UA) pour non-paiement de ses cotisations. Une dette estimée à près de 2 milliards de francs CFA qui place le pays en infraction vis-à-vis de ses obligations au sein de l’organisation panafricaine.

Une nouvelle embarrassante, révélée par des sources diplomatiques et confirmée par nos sources, qui jette une lumière crue sur les tensions budgétaires que traverse l’État camerounais. La suspension n’est pas anodine. Elle entraîne une perte temporaire de certains droits du Cameroun au sein de l’UA, notamment la participation aux processus décisionnels clés. Concrètement, cela signifie que le Cameroun ne peut plus voter, proposer des résolutions ni faire valoir ses intérêts sur les grandes questions continentales… tant que la dette n’est pas régularisée.

Cette sanction intervient dans un contexte de fragilité financière croissante. Le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, avait récemment tiré la sonnette d’alarme, évoquant un scénario inquiétant : celui d’un désengagement progressif du Cameroun de plusieurs organisations internationales dès 2026, si la situation ne s’améliore pas. La suspension de l’UA en est peut-être le premier signal fort. Pour un pays qui a toujours revendiqué un rôle central sur la scène africaine, cette mise à l’écart résonne comme un camouflet. Elle pose aussi la question de la gouvernance budgétaire, des priorités de dépenses publiques, et de la place du Cameroun dans les cercles diplomatiques régionaux et internationaux.

Comment un pays membre fondateur de l’Organisation de l’unité africaine (ancêtre de l’UA) en est-il arrivé à ce niveau d’impayé ? Quelle est la stratégie du gouvernement pour éviter un isolement diplomatique plus profond ? En attendant des clarifications officielles, cette suspension résonne comme un avertissement sévère et appelle à une remobilisation urgente de l’État. Car au-delà du symbole, il s’agit de préserver l’image, l’influence et la voix du Cameroun dans une Afrique en pleine mutation.