Santé : Le Cameroun au Conseil exécutif de l'OMS à Genève

Manaouda Malachie défend la CSU, l'Agenda Vaccination 2030 et l'éthique de l'IA lors des discussions stratégiques de l'OMS en Suisse.

Santé : Le Cameroun au Conseil exécutif de l'OMS à Genève
Santé : Le Cameroun au Conseil exécutif de l'OMS à Genève
Santé : Le Cameroun au Conseil exécutif de l'OMS à Genève

Genève, le 3 février 2026 – La voix du Cameroun résonne au Palais des Nations. Sous la conduite du Dr Manaouda Malachie, Ministre de la Santé publique, une délégation camerounaise participe activement depuis ce mardi aux travaux du Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Un rendez-vous crucial où se dessinent les futures trajectoires de la santé globale.

La CSU camerounaise en vitrine

Au cœur des débats, la Couverture Santé Universelle (CSU) a permis au Ministre de mettre en avant le modèle camerounais. Depuis 2023, le pays a accéléré sa mue :

  • Structuration de l’offre de soins ;

  • Adoption historique de la loi sur la transplantation d'organes ;

  • Renforcement de l'équité pour les patients souffrant de maladies rares.

Toutefois, le Dr Manaouda Malachie a rappelé avec réalisme que la mobilisation des ressources locales demeure le principal défi pour pérenniser ces acquis.

Vaccination et résilience face aux crises

Le suivi de l’Agenda Vaccination 2030 a donné lieu à un plaidoyer pour la solidarité internationale. Le Ministre a souligné que les systèmes de santé africains, encore fragilisés par les crises humanitaires et la baisse des financements mondiaux, exigent un accès équitable aux vaccins. Pour le Cameroun, l'amélioration de la planification sanitaire est une urgence absolue pour anticiper les futures pandémies.

IA et santé numérique : vers une gouvernance éthique

Anticipant les défis de demain, la délégation a abordé l'intégration de l'intelligence artificielle (IA) dans les systèmes de soins. Le Cameroun plaide pour :

  1. Une gouvernance éthique et sécurisée des données de santé ;

  2. Une harmonisation des cadres réglementaires pour protéger les informations des patients ;

  3. La fiabilité des algorithmes utilisés pour le diagnostic.

En s'alignant sur les positions du bloc régional africain, le Cameroun ne se contente plus de suivre les politiques mondiales, mais participe activement à leur élaboration, fort de ses expériences nationales récentes.