Douala : la Douane saisit 31 colis de produits pharmaceutiques de contrebande à Akwa
Dans la nuit du 5 janvier 2026, les éléments de la Zone I de l’Opération HALCOMI III ont saisi 31 colis de produits pharmaceutiques de contrebande et dépourvus d’autorisations des autorités sanitaires.Selon un rapport de la douane, la saisie est intervenue lors du chargement desdits colis dans un camion, aux environs d’une crique longeant le rivage du fleuve Wouri au quartier Akwa à Douala.
Les trafiquants n’iront pas plus loin. Le butin saisi est composé de : 946.960 comprimés ; 145.400 gélules et 28.000 injections. La surveillance douanière demeure active aux frontières et à l’intérieur du territoire national.Au moins, 25% des médicaments vendus au Cameroun proviennent des circuits d’approvisionnement illicites communément appelés « médicaments de la rue ».
Le phénomène qui touchait naguère les zones urbaines s’est propagé également dans les campagnes, où des « pharmacies de la rue » ont fait leur apparition.Il s’agit, selon une étude de l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun (ONPC), « des médicaments contrefaits, des faux médicaments et des médicaments à l’origine de bonne fabrication mais sortie du circuit normal de distribution ».« Ce circuit illicite représente un peu plus de 25% du marché du médicament national alors que 40% des médicaments de la rue proviennent de la contrebande », selon cette association professionnelle.Selon l’ONPC, « de nombreux personnels relevant du domaine de la santé, aussi bien des pharmaciens, des délégués médicaux, des médecins prescripteurs, de laboratoires et des sociétés chargées de la distribution des médicaments ont une responsabilité dans ce commerce illicite ».
Une situation qui a amené plusieurs pharmacies à faire faillite, dans un secteur névralgique qui englouti chaque année, au moins 100 milliards de FCFA d’importation des médicaments.
Plusieurs fois, des actions concertées du ministère de la Santé publique, de l’Ordre national des pharmaciens et des forces de sécurité ont été lancées, pour de piètres résultats, puisque le phénomène va grandissant avec des « Docta », selon l’appellation locale.
Au début ce qui se résumait à la vente des aspirines, Efferalgan, l’alcool et autres médicaments génériques s’est transformé en une vaste activité indépendamment des conséquences sur la santé de la population.



Sandrine Mballa







